Notre baromètre fête son premier anniversaire !

Initié en mai 2016 dans l’idée d’offrir une synthèse visuelle du momentum des principaux indicateurs économiques par grand thème d’activité, notre baromètre macro-économique global a un an d’existence.

Malgré son caractère géographiquement restreint, contrainte imposée par la volonté de disposer d’un indice le plus avancé possible, les résultats sont, à ce stade, plutôt convaincants. Notre indicateur synthétique sur l’activité nous a offert des signaux très pertinents en début d’été, en avance par rapport à la plupart des données les plus scrutées, lorsque que sont apparus les premiers éléments d’une amélioration de la conjoncture internationale, et sa composante inflation a également bien assumé son rôle précurseur à partir de l’automne aux tout premiers temps de la reprise de l’inflation mondiale.

On note de manière récurrente une tendance à l’amplification des mouvements de nos indices lors de leur première estimation, notamment à l’occasion des changements de tendance. Ce biais s’estompe généralement au long cours, une fois l’indicateur initial révisé. Bien que quelque peu gênant, ce biais offre l’avantage de souligner les points d’inflexion, objectif premier recherché avec ce type de méthode.

S’il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur la validité de la méthode retenue, ces résultats sont encourageants et nous n’avons que marginalement modifié la méthodologie initiale, les seuls changements apportés ayant consisté à élargir autant que possible les sous-jacents de notre indice d’investissement dont l’objectif est de cibler les tendances des dépenses en biens d’équipement, et d’harmoniser nos méthodes de normalisation en se limitant pour chacune des composantes aux derniers 24 mois.

 

Après un constat encourageant au mois d’avril, notre indicateur d’activité flanche, à -0,3, son plus bas niveau sur un an, suite à une hausse révisée à 0,6 contre 1 en avril. Cette baisse reflète des résultats en net retrait sur le front des exportations et, bien que dans une moindre mesure, sur ceux de la production et de la consommation. Notre indice synthétique d’inflation revient en zone de neutralité, à 0,1 en mai, également son plus bas niveau depuis un an.

En mai, les actifs ont progressé dans leur grande majorité, le mouvement haussier affectant tout autant les actions que les obligations souveraines et d’entreprises, tandis que les prix de matières premières n’ont que peu varié en moyenne sur le mois.

C’est, ainsi, principalement à travers la hiérarchie des performances sectorielles des indices actions que s’est exprimée l’érosion du scénario de reflation (voir à ce sujet notre Zoom Arrière de ce matin) avec, dans le cas des valeurs de l’UEM du STOXX 600 des écarts accentués entre les secteurs essentiellement défensifs par rapport aux cycliques.

 

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