La nomination de Jay Powell à la tête de la FED, un facteur de soutien additionnel pour des marchés en surchauffe

L’annonce, sans surprise, de Jérôme Powell à la tête de la FED, en remplacement de Janet Yellen à partir de février, a tout lieu de doper les marchés un peu plus. Connu pour son biais « dovish » au sein du conseil des gouverneurs auquel il siège depuis 2012, Jérôme Powell est en mesure de faire retomber les anticipations de hausse des taux directeurs que les bons résultats économiques récents ont dopées et de tempérer la remontée du billet vert.

Que ces réactions n’aient pas de raisons fondamentales de se développer outre mesure si la situation économique poursuit sur sa voie récente, ne suffit pas à imaginer que les marchés d’actions y soient insensibles. Dans le contexte présent de regain d’optimisme et d’appétit grandissant pour le risque, cette nomination est sans conteste un facteur additionnel d’euphorie des marchés à court terme, que seule pourrait remettre en cause un changement radical du scénario de hausse des taux de la FED lors du prochain FOMC du mois de décembre; une hypothèse peu probable quand bien même non nulle.

D’ici là, le plus probable est que les bonnes comme les mauvaises nouvelles économiques seront « achetées » par les marchés : les premières parce qu’elles gonfleront les perspectives de résultats plus rapidement que celles de hausse des taux, les secondes parce qu’elles repousseront plus facilement les anticipations de resserrement monétaire et de remontée du dollar.

Si l’on ajoute à cela le penchant du remplaçant de Janet Yellen pour la déréglementation, on voit mal ce qui pourrait empêcher les actions américaines de saluer l’arrivée du nouveau président de la FED par de nouveaux records.

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