Rebond du marché européen, maintenant ou jamais

Après sept mois de tergiversations au cours desquels les indices boursiers européens sont allés de déceptions en déceptions, se laissant distancer par quasiment toutes les grandes classes d’actifs mondiaux, les dernières semaines de l’année pourraient-elles, enfin, prendre un tour plus encourageant ? La tentation est grande de l’envisager au vu des derniers développements. D’autant plus grande que, sans signe de réveil imminent, il sera progressivement de plus en plus difficile de continuer à espérer la concrétisation d’un rebond attendu de trop longue date par les investisseurs européens.

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L’industrie française tient ses promesses !

Après les mauvais chiffres d’hier en Allemagne, les données publiées par l’INSEE ce matin réconfortent. En octobre, la production industrielle a progressé de 1,9 %, soutenue par une vigoureuse augmentation de la production manufacturière de 2,7 % sur le mois qui, ajoutée à la hausse de 0,6 % en septembre, se solde par une hausse de 3,3 % sur deux mois, ce qui n’était pas arrivé depuis janvier 2011.

Plusieurs secteurs participent de cette embellie parmi lesquels, en premier lieu : l’industrie du transport, celle des biens d’équipement informatique et de la chimie, dont les progressions annuelles oscillent dorénavant entre 15 % et 20 % l’an.

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Production industrielle allemande : -1,4 % en octobre après -1,2 % en septembre ; pas franchement en phase avec des PMI à 62,5 !

Les détails des commandes à l’industrie allemande avaient déjà soulevé les soupçons hier, avec une contraction inattendue des carnets en provenance de la zone euro. Les données de production de ce matin le confirment : les résultats effectifs de l’activité économique ne sont guère en phase avec les promesses envoyées par les indicateurs de sentiment ces derniers mois. En l’occurrence, la production industrielle n’a enregistré qu’un seul mois de hausse en cinq mois, en août. Le résultat est assurément décevant, au vu des indicateurs du climat des affaires, PMI et IFO qui, tous nous promettent ces derniers temps des lendemains enchanteurs.

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Trois raisons pour lesquelles le vote de la réforme fiscale américaine risque de faire flop

Voilà enfin le premier grand projet de réforme fiscale de Donald Trump en passe d’être adopté avec une réponse des marchés digne des attentes, notamment en Europe. La logique ? On attend de cette réforme qu’elle stimule la croissance américaine, prolonge davantage un cycle déjà exceptionnellement long et offre de facto à la FED des moyens supplémentaires de normaliser sa politique monétaire. Sur le papier, l’adoption de cette réforme serait donc, non seulement positive pour la croissance américaine, mais également pour le dollar, retirant des marchés européens l’épine d’un euro trop précocement renchéri.

Il y a au moins trois raisons d’être prudent par rapport à ce schéma.

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Plus indigeste que prévu, la hausse de l’euro plombe l’inflation en zone euro

Intervenue dans un contexte de reprise de l’activité et de net regain de confiance sur les perspectives de croissance, la hausse de l’euro enregistrée depuis le début de l’année n’a pas été considérée comme un élément particulièrement préoccupant par les économistes jusqu’alors. Inférieur à 1,20 USD depuis le milieu de l’été, le cours de la monnaie unique est, en effet, très inférieur à ce qu’il a pu être dans le passé à l’égard de la devise américaine, en même temps que plus conforme à sa parité de pouvoir d’achat. Les données de ces derniers temps illustrent, pourtant, un effet assurément marqué de l’appréciation de la devise européenne sur les marges des entreprises et les prix à l’importation, avec pour résultat un reflux du taux d’inflation sous-jacente en zone euro assez contrariant à ce stade du cycle de reprise. De quoi, mieux comprendre, peut-être, les déceptions boursières de ces derniers mois.

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Fermeté de l’activité et convergence des tendances de prix

Notre indicateur d’activité poursuit son amélioration en novembre, à +0,3 points, après 0,4, grâce à un rebond généralisé de l’activité industrielle. L’environnement des consommateurs se raffermit en occident et les tendances de l’investissement sont solides. Notre indicateur d’inflation reste en territoire positif, globalement inchangé en novembre, à 1,2, soutenu par une remontée en zone euro et au Japon.

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Le dépeçage de l’économie britannique débute ; effrayantes perspectives

Les conséquences du référendum du 23 juin 2016 s’accélèrent outre-Manche, dressant d’ores et déjà un tableau redoutable de ce qui pourrait advenir, à terme, de l’économie britannique si la raison ne reprend pas sans tarder le dessus à la table des négociations. À quelques quinze mois de la sortie programmée du Royaume-Uni de l’UE, l’incapacité à régler les questions préalables à l’ouverture des discussions sur l’accord commercial censé régir les relations futures entre le Royaume-Uni et l’UE, accroît de jour en jour l’éventualité d’un « hard Brexit », avec à la clé un chaos économique et financier aux ondes de choc difficilement prévisibles d’un côté comme de l’autre de la Manche.

Une telle issue n’est assurément pas celle que les partisans d’un Brexit ont vendue aux électeurs lors de la campagne du référendum. Ainsi, sauf à ce que les conditions dans lesquelles se déroulent les négociations n’aiguisent davantage le ressenti à l’égard des Européens, de telles perspectives sont susceptibles d’alimenter les doutes croissants des Britanniques sur la justesse de leur choix de 2016. Une nouvelle consultation pourrait dès lors voir le jour et éventuellement conduire à refermer ce délicat dossier, sans suite ; scénario que nous envisageons comme assez vraisemblable depuis l’échec de Theresa May aux élections anticipée du 8 juin dernier. En attendant et, surtout, en l’absence de pouvoir parier que telle sera bien la fin de cette épopée, les prochains mois ont tout lieu d’être ceux d’une escalade des menaces que ce divorce annoncé fait planer en Europe.

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Perspectives 2018 – Bienvenu en Annapurna

Alors qu’approche la période de bouclage du scénario 2018, une question plus que toute autre hante le prévisionniste : celle de l’importance à donner aux menaces que font peser les valorisations en  place sur les perspectives macro-économiques et financières internationales.

Après avoir gravi des records, les indices boursiers peuvent-ils se hisser vers de nouveaux sommets ?

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