Postview Inflation zone euro : tensions temporaires des prix industriels sous-jacents

L’inflation totale en zone euro baisse de 0,2 % en novembre et ralentit à 1,9 % en glissement annuel après 2,2 % en octobre. Initialement estimée à 2 % par Eurostat en début du mois, l’inflation est ainsi ramenée au niveau de notre prévision.

L’inflation sous-jacente s’est établie à 1 %, soit une baisse de 0,1 point par rapport à octobre (1,1 %), en ligne avec les estimations préliminaires. Notre mesure des composantes les plus cycliques de l’inflation sous-jacente, « super core », est stable à 1,3 % en glissement annuel, leur partie industrielle grapille encore un peu de terrain…

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La BCE persiste dans l’exercice de la langue de bois ; ça commence à devenir carrément préoccupant !

À en juger par les réactions des marchés, la BCE aurait surpris par sa prudence et les révisions à la baisse apportées à son scénario à l’occasion de son comité de politique monétaire de cette semaine. Qu’en aurait-il été si les prévisions de croissance et d’inflation avaient été revues dans les proportions que suggèrent les indicateurs les plus récents ! Loin d’être particulièrement prudent, le nouveau scénario de la BCE paraît, au contraire, excessivement optimiste, et, à nos yeux, bien peu crédible. Ce déni persistant depuis maintenant plus de six mois est bougrement préoccupant au moment où les risques en présence appelleraient la plus grande vigilance de la part des responsables de politique monétaire.

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Après la langue de bois de ces derniers mois, qu’attendre de la BCE ?

Depuis le début de l’été la BCE a fait preuve d’une rigidité dont on avait perdu l’habitude sous le règne de Mario Draghi, maintenant mordicus un scénario indéfendable et des  perspectives de remontée de ses taux directeurs d’ici la fin de l’année 2019, tout aussi indéfendables.

Aujourd’hui au pied du mur, qu’attendre de sa communication à l’occasion de son comité de politique monétaire de jeudi ?

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Preview Inflation Etats-Unis – Inflation totale vs. sous-jacente, l’inversion s’enclenche

L’inflation IPC américaine du mois de novembre sera publiée aujourd’hui. Nous anticipons une baisse mensuelle de 0,1 % de l’inflation totale, ajustée des variations saisonnières (-0,4 % non cvs), consécutive à la chute des prix du pétrole, et une baisse de l’inflation annuelle à 2,1 % après 2,5 % en octobre, à comparer à une prévision du consensus de respectivement 0 % et 2,2 %.

Selon nos estimations, l’inflation sous-jacente devrait, à l’inverse, progresser de 0,2 % (0 % non cvs) ce qui ferait remonter son taux annuel à 2,2 % après sa légère baisse à 2,1 % en octobre.

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Mesures Macron – un impact économique significatif, une réponse pas forcément suffisante

Il y avait dans le mouvement des « gilets jaunes » l’expression de deux types de revendications :

  • Une, immédiate, que l’on peut résumer à celle du pouvoir d’achat trop durement impacté ces derniers mois par la remontée de la CSG et l’envolée des prix des carburants qui a résulté de la conjonction de l’envolée des cours du pétrole et de l’augmentation de la fiscalité carbone.
  • Une revendication plus structurelle, ou sociétale, appelant à une réduction des inégalités, une meilleure redistribution des ressources, une plus grande sécurité économique, cette dernière passant, entre autres, par le maintien de services publics de proximité et de qualité (transport, éducation, santé en particulier).

Les mesures annoncées par le président de la République répondent à la première ; elles colmatent les brèches d’une année 2018 particulièrement difficile en matière de pouvoir d’achat et sont, de ce point de vue, à la hauteur des besoins immédiats, à même, y compris, de changer la donne conjoncturelle en France. Elles laissent néanmoins de côté les revendications plus politiques, dont pourrait dépendre l’efficacité des dispositions adoptées en termes de revenus immédiats.

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Brexit stress

L’incertitude franchit un nouveau sommet après le report du vote sur l’accord de Brexit par Theresa May.

Nul ne pouvant plus imaginer que les responsables britanniques assument la folle décision de lancer leur pays dans le néant d’un Brexit sans accord préalable avec l’UE, l’espoir, aussi mince était-il, que Theresa May arrache une majorité au Parlement subsistait tant que le vote prévu demain était maintenu. Voilà qui n’est plus. En annonçant, après une immense confusion depuis le début du week-end, le report de ce vote, la 1ère Ministre Theresa May, a réveillé le spectre d’un impossible compromis, réouvrant par là-même toutes les options. L’économie britannique déjà fort mal en point n’en sortira assurément pas consolidée.

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Inflation & Stratégie: Brutal changement de décor après la chute du pétrole

La chute des cours du pétrole bouleverse la donne inflationniste des prochains mois et in fine celle de l’ensemble de l’année 2019. Ces changements devraient avoir d’importantes répercussions sur l’environnement économique et sur la perception des banques centrales quant à l’évolution du contexte de prix. Aux Etats-Unis, l’inflation totale refluerait vers de 1,5 % dès le premier trimestre 2019, un mouvement qui ne sera, a priori, pas suivi par l’inflation sous-jacente à ce stade du cycle, attendue en légère hausse (voir page 4). En zone euro, l’inflation totale devrait revenir vers 1 %. Au contraire du cas américain, l’inflation sous-jacente aura du mal à résister à la diffusion des effets dépressifs en provenance de l’énergie et refluerait légèrement aussi. L’année prochaine devrait ainsi marquer un fort mouvement de convergence des différentes mesures d’inflation en zone euro (cf page 6) ainsi qu’une moindre dispersion des taux d’inflation entre pays membres, au risque près des problèmes d’approvisionnement en carburants en Allemagne qui, toutefois, devraient se cantonner au court terme.

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Décevant, le rapport sur l’emploi américain voit ses effets court-circuités par l’accord de l’OPEP

Les déceptions en provenance du rapport sur l’emploi américain du mois de novembre n’ont pas eu le temps d’avoir les effets sur les marchés des taux. Entre-temps, l’accord intervenu entre les pays producteurs de pétrole en faveur d’une baisse de la production a fait s’envoler les cours du brut et, dans leur sillage, les taux d’intérêt à long terme américains. L’ensemble aboutit à une situation assez incohérente où la médiocrité des données américaines est suivie d’un redressement des rendements et d’une repentification des courbes des taux, seule la faiblesse du dollar permettant de réconcilier l’ensemble, avec, en prime, une singulière accélération de la hausse des cours de l’or. Il serait surprenant que les tendances observées sur les marchés obligataires en cette fin de semaine aillent très loin avant de s’inverser à nouveau.

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