Du combat des populismes aux crises des taux de changes ; l’euro, la livre turque et les autres

Les provocations de l’administration américaine n’ont guère cessé durant la période estivale. Portés par la bonne saison des résultats des sociétés américaines, les marchés ont été relativement insensibles à ces nouvelles jusqu’au début du mois. Le climat s’est toutefois sensiblement détérioré la semaine dernière au cours de laquelle la multiplication des tensions a eu des répercussions significatives sur les marchés des changes qui figurent aujourd’hui au cœur des risques de marchés.

L’euro en route vers la parité ?

La baisse de l’euro finira-t-elle par faire remonter le niveau des taux d’intérêt futurs et par redonner des couleurs au secteur bancaire ?

La chute de la livre turque : quel risque de diffusion ?

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La BCE fait l’autruche… pour le moment

Sans surprise, la BCE a laissé l’ensemble de ses taux inchangés, confirmé la fin du QE pour cette année et le « forward guidance » sur une stabilité des taux jusqu’à l’été prochain.

Malgré l’accumulation d’indicateurs avancés en demi-teinte, le commentaire sur les perspectives de croissance et d’inflation est resté largement inchangé, la BCE gardant une posture résolument optimiste. Toutefois, derrière cette façade, semble se dessiner un début de prudence, M. Draghi insistant sur le fait que les risques sur la croissance sont « encore » équilibrés. Inquiétude au sujet des chiffres de PIB du deuxième trimestre, sur le risque de guerre des changes qui pousserait l’euro à la hausse et l’issue du conflit commercial avec les Etats-Unis ?

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Preview Inflation Zone_Euro & France : Le point haut est atteint

L’inflation en Zone Euro devrait rester stable à 2 % en g.a. en juillet mais un risque à la hausse ne peut être exclu, conséquence d’une possible surprise à la hausse de l’inflation française qui pourrait accélérer à 2.2 % (après 2.0 % en juin) ou de poursuite de tensions sur les prix de l’alimentation dans l’ensemble de la zone.

Les prix de l’énergie resteront le principal facteur de pressions à la hausse mais cette dynamique va se retourner sur le second semestre et début 2019. A l’inverse des attentes de la BCE, l’inflation sous-jacente devrait rester atone à 1 %.

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Inflation : guerre commerciale vs. guerre des changes

Les anticipations d’inflation sont jusqu’à présent restées insensibles aux menaces de guerre commerciale, continuant à pointer vers moins d’inflation à court et moyen terme pour l’ensemble des économies occidentales. Les différends commerciaux se muant progressivement en guerre des changes, c’est sans doute les évolutions des taux de change qui rebattront les cartes sur l’inflation. Force est de constater que le dollar et l’euro s’apprécient. Dès lors, l’hypothèse de repentification de la courbe de Phillips, sous-jacente au scénario de hausse de l’inflation de la BCE, paraît audacieuse (article: Inflation & courbe de Phillips, le pari optimiste de la BCE). Dans le cas des Etats-Unis, dollar et hausse des tarifs douaniers semblent former un jeu à somme nulle (article: Guerre commerciale : quel impact sur l’inflation américaine ?). À moins d’un possible choc fiscal comme en France (article: France : Hausse de TVA ?), le risque sur l’inflation reste à la baisse.

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PMI et IFO allemands moins mauvais que le ZEW mais toujours médiocres

Les principaux indicateurs du climat des affaires en Allemagne, maintenant publiés, autorisent une analyse plus fine des tendances conjoncturelles outre-Rhin. Premier constat : les indicateurs les plus prisés résistent mieux que ne le suggéraient les informations en provenance du ZEW ces deux derniers mois. Il s’agit d’une nouvelle importante compte-tenu des signaux préoccupants envoyés par ces dernières, quand bien même, le caractère précurseur du ZEW peut prendre un peu plus de temps avant de transparaître dans les autres enquêtes.

Au-delà, les révélations en provenance des PMI et de l’IFO sont globalement médiocres.

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Dépréciation du yuan, quel risque sur l’inflation en zone Euro ?

Depuis mi-juin, l’euro s’est apprécié de plus de 6 % par rapport au yuan, flirtant avec la barre de 8 yuans pour 1 euro, soit peu ou prou ses points hauts de l’été dernier. Le yuan comptant pour 23 % du taux de change effectif de l’euro, la glissade de la devise chinoise contribue donc à elle seule à l’apprécier de 1.5 % sur cette période. Ajouté à cela, depuis mi-2016, un certain nombre de devises asiatiques ont cherché à réduire leur volatilité par rapport au yuan. C’est le cas du won coréen ou du dollar singapourien dont les variations avec la devise chinoise ont évolué dans un corridor de plus ou moins 2.5 %. Lire la suite…

Barbecue à consommer avec modération, sous réserve de voir les taux directeurs britanniques remonter

Après un hiver particulièrement froid au cours duquel la consommation britannique a été bridée, les températures se sont normalisées outre-Manche, provoquant un rattrapage des dépenses en avril et mai, mois au cours desquels la croissance des ventes de détail s’est redressée de respectivement 1,9 % puis 1,3 % en volume. Mark Carney, qui avait été contraint de ravaler son chapeau début mai à la suite des déceptions de début d’année, n’a pas attendu très longtemps pour reprendre son bâton de banquier central : rassuré sur l’état de santé de l’économie britannique il s’est engagé une nouvelle fois sur la voie périlleuse d’une quasi promesse de remontée des taux directeurs qui, selon toute évidence, prendrait place en août.

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Mark Carney encore une fois pris à rebours par les chiffres d’inflation

L’inflation au Royaume-Uni en juin est restée stable à 2.4% en g.a. C’est en deçà de nos attentes ainsi que de celles du consensus et de la Banque d’Angleterre qui, dans ses dernières minutes de politique monétaire, pointait un risque d’accélération sur les prochains mois. La surprise à la baisse est venue de l’inflation sous-jacente qui a ralenti de 2.1% à 1.9%, son plus bas niveau depuis plus d’un an.

L’inflation RPI est ressortie en ligne avec nos attentes à 3.3% en g.a mais en deçà de celles du consensus.

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