Le ralentissement « temporaire » prend racine en Allemagne… La France suit. La tâche se complique pour la BCE

Après la nouvelle chute des commandes à l’industrie publiée hier, la quatrième mensuelle, les données de production de ce matin sont, sans surprise, mauvaises, dressant une image des tendances de l’activité assez difficilement réconciliable avec les prévisions de consensus et les commentaires récents des responsables de politique monétaire, en particulier son économiste en chef Peter Praet.

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À 0,25 %, la croissance rabougrie du PIB français du premier trimestre remet en jeu les perspectives 2018

Ce n’est une surprise pour personne, la croissance du premier trimestre a décroché. Si l’arrondi sauve l’honneur, avec une première estimation à 0,3 %, c’est de justesse ; une bien maigre consolation toutefois à en juger par les détails de cette première publication qui, malgré le tassement de la demande domestique, n’offre même pas le réconfort d’une contribution positive des échanges extérieurs.

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INSEE, IFO, ISTAT… Décrochage simultané des indicateurs du climat des affaires en Europe

Menaces protectionnistes américaines, hausse de l’euro, déprime des consommateurs, chacun de ces éléments semble avoir sa part de responsabilité dans le regain de déprime des chefs d’entreprises de la zone euro illustré ce matin par les enquêtes françaises, allemandes et italiennes. Une chose est sure néanmoins : le contexte n’a plus grand-chose à voir avec l’optimisme qui prévalait en tout début d’année et il faudrait que les choses se rétablissent sans tarder pour échapper à une révision d’ampleur des perspectives de croissance 2018.


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La production manufacturière se replie de 2 % en zone euro

Sans surprise compte-tenu de ce que l’on savait déjà des résultats français et allemands, l’activité industrielle s’est de nouveau nettement contractée en février avec un repli de 0,8 % pour l’ensemble de la production hors construction, le troisième consécutif. Les conditions climatiques ayant dopé la production d’énergie, les résultats pour le seul secteur manufacturier sont plus mauvais encore, en baisse de 2 % en février.

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Normalisation des PMI

Faiblesse du dollar, tassement des ventes automobiles et mollesse des échanges mondiaux finissent par rattraper les PMI européens et japonais. Le dollar et l’activité pétrolière préservent le secteur aux Etats-Unis.

Après un second semestre particulièrement encourageant, les indicateurs PMI du climat des affaires se tassent depuis le début de l’année, marquant en février un repli significatif au Japon comme en France et en Allemagne. Lire la suite…

L’industrie française tient ses promesses !

Après les mauvais chiffres d’hier en Allemagne, les données publiées par l’INSEE ce matin réconfortent. En octobre, la production industrielle a progressé de 1,9 %, soutenue par une vigoureuse augmentation de la production manufacturière de 2,7 % sur le mois qui, ajoutée à la hausse de 0,6 % en septembre, se solde par une hausse de 3,3 % sur deux mois, ce qui n’était pas arrivé depuis janvier 2011.

Plusieurs secteurs participent de cette embellie parmi lesquels, en premier lieu : l’industrie du transport, celle des biens d’équipement informatique et de la chimie, dont les progressions annuelles oscillent dorénavant entre 15 % et 20 % l’an.

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Le regain de pricing power, un euphorisant pour le moral des entreprises, mais encore ?

À en juger par les derniers éléments d’enquêtes publiés ce matin en France et en Allemagne, le moral des industriels reste au beau fixe en Europe. Peut-on, toutefois, prendre pour argent comptant ces résultats ? Amorcée en début d’hiver, l’embellie du climat des affaires n’a guère produit les effets escomptés sur l’économie réelle jusqu’à présent. Nous avons suspecté des effets-prix derrière ces distorsions. Avec le recul, ceux-ci sont aujourd’hui clairement identifiables à travers une analyse détaillée des perspectives de prix.

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