Mark Carney encore une fois pris à rebours par les chiffres d’inflation

L’inflation au Royaume-Uni en juin est restée stable à 2.4% en g.a. C’est en deçà de nos attentes ainsi que de celles du consensus et de la Banque d’Angleterre qui, dans ses dernières minutes de politique monétaire, pointait un risque d’accélération sur les prochains mois. La surprise à la baisse est venue de l’inflation sous-jacente qui a ralenti de 2.1% à 1.9%, son plus bas niveau depuis plus d’un an.

L’inflation RPI est ressortie en ligne avec nos attentes à 3.3% en g.a mais en deçà de celles du consensus.

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Preview Inflation Royaume-Uni – Rebond temporaire

Dans son dernier rapport d’inflation, la banque d’Angleterre anticipe une décélération graduelle de l’inflation sur les prochains trimestres. Nous validons ce scénario même si en juin celle-ci devrait afficher un rebond temporaire. Nous anticipons un indice CPI et RPI à 2.6% et 3.4% en g.a. après respectivement 2.4% et 3.3% en mai. Par rapport au consensus, nos estimations sont en ligne, avec toutefois, un biais légèrement à la baisse sur l’indice RPI.

Comme partout, l’énergie et l’alimentation poussent l’inflation à la hausse en juin

Comme pour la Zone Euro et les Etats-Unis, l’énergie sera le principal facteur d’accélération de l’inflation. Dans le cas du Royaume-Uni, ce facteur est accentué par l’annonce de hausses des tarifs de plusieurs entreprises énergétiques. Lire la suite…

PREVIEW INFLATION US – Le risque reste à la hausse

L’inflation aux Etats-Unis devrait toucher les 3%, voire légèrement au-dessus, d’ici les deux prochains mois. Pour le chiffre du mois de juin publié cette semaine, nous anticipons une hausse à 2.9% en g.a., après 2.8% en mai.

L’énergie et l’alimentation continuent de pousser à la hausse

Les prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, ceux de l’alimentation devraient être les principaux facteurs de hausse.

•     Du côté de l’énergie, malgré la baisse des prix du pétrole et celle concomitante des prix de l’essence depuis un mois, les effets de base contribueront à mécaniquement pousser le glissement annuel à la hausse. Ainsi, malgré notre anticipation d’un recul des prix de l’essence de l’ordre de 1% m/m en juin, le glissement annuel devrait se tendre vers 12%. Ces effets de base continueront de jouer en juillet. Lire la suite…

La facture pétrolière mondiale franchit sa moyenne de long terme avec le retrait des Etats-Unis de l’accord iranien…

L’annonce d’un retrait effectif des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien constitue une rupture sur la scène géopolitique internationale aux conséquences assez largement incertaines à plus ou moins long terme. Sur le plan économique, toutefois, la remontée des cours du pétrole est déjà une réalité dont les conséquences ne devraient pas tarder à être observées.

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RCM mars 2018 – Derniers râles du scénario de reflation

Le regain de tensions et de volatilité des marchés financiers de la première quinzaine de février semble, en apparence, avoir été digéré. Après avoir perdu 9 % de sa valeur entre son point sommet historique du 26 janvier et le 8 février, l’indice MSCI mondial avait récupéré 3,5 % en fin de mois, en même temps que la plupart des tendances de marché susceptibles d’accréditer le scénario de reflation avaient repris le dessus. Nous restons dubitatifs par rapport à ces tendances, privilégiant un scénario de regain de tensions sur les marchés boursiers, dorénavant moins soutenus par le momentum des données économiques (voir à ce sujet notre baromètre) et par les fondamentaux du marché pétrolier. 

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Matières premières, la correction se précise… Redistribution des cartes en vue sur les marchés

Les données de l’EIA (Energy information Administration américaine) de cette semaine semblent avoir eu raison de la spéculation à la hausse des cours d’un marché pétrolier en surchauffe. Repli des stocks, hausse de la production et baisse des importations américaines ont fini par faire douter de la justesse du niveau des cours que l’euphorie de ces derniers mois avait portés de 46 $ en moyenne en juin à plus de 71 $ le baril le 25 janvier. Hésitants depuis le précédent rapport hebdomadaire, les prix du Brent de mer du nord ont flanché après la publication de mercredi et semblent en passe de terminer la semaine aux environs de 64 $. Les taux d’intérêt ont peu réagi à ces évolutions jusqu’à présent. Cet état de fait pourrait ne pas durer, si, comme nous le pensons, la baisse des cours du pétrole se poursuit et entraîne dans son sillage les métaux, dont les hausses de prix de ces derniers mois trouvent bien peu de justification fondamentale. La validation d’un tel scénario changerait bougrement la donne : anticipations d’inflation, taux d’intérêt, marchés des changes, performance relative des bourses émergentes et des différents secteurs en seraient affectés. Au total, la probabilité que les développements de ces dernières semaines se débouclent aussi vite qu’ils se sont formés semble loin d’être négligeable. Si de tels ajustements peuvent être en mesure d’atténuer les pressions baissières sur les indices provoquées par les craintes de remontées trop rapides des taux d’intérêt, ils mettraient en revanche, bel et bien, à l’écart le scénario de reflation plébiscité par les marchés depuis la mi-décembre. De quoi, dans le meilleur des cas, temporiser la correction des indices, pas forcément leur permettre de retrouver leurs points hauts récents…

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Le repli des cours du pétrole change la donne de court terme

À moins de 67$/baril de Brent ce soir, les cours du pétrole sont en repli de plus de 5 % par rapport à leur point haut du 24 janvier de plus de 70$, une tendance à la baisse à confirmer mais aux effets déjà notables par rapport aux évolutions de ces tout derniers jours : repli des taux d’intérêt, raffermissement du dollar, ressaisissement des cours de l’or. S’il est trop tôt pour affirmer que les développements de ce lundi réhabilitent notre scenario, ces ruptures sont en phase avec ce que nous attendions, malgré le dépassement de plusieurs de nos objectifs la semaine passée. Lire la suite…

Les marchés jouent la reflation avant l’heure

L’adoption de la réforme fiscale américaine et le regain de confiance sur les perspectives économiques mondiales ont donné de l’élan au scénario de reflation sur les marchés financiers. Ce changement de perception s’est traduit par une forte remontée des cours du pétrole, des anticipations d’inflation et du niveau des taux d’intérêt, le tout dans un contexte de solide progression des indices boursiers.
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