Inflation & Stratégie: Brutal changement de décor après la chute du pétrole

La chute des cours du pétrole bouleverse la donne inflationniste des prochains mois et in fine celle de l’ensemble de l’année 2019. Ces changements devraient avoir d’importantes répercussions sur l’environnement économique et sur la perception des banques centrales quant à l’évolution du contexte de prix. Aux Etats-Unis, l’inflation totale refluerait vers de 1,5 % dès le premier trimestre 2019, un mouvement qui ne sera, a priori, pas suivi par l’inflation sous-jacente à ce stade du cycle, attendue en légère hausse (voir page 4). En zone euro, l’inflation totale devrait revenir vers 1 %. Au contraire du cas américain, l’inflation sous-jacente aura du mal à résister à la diffusion des effets dépressifs en provenance de l’énergie et refluerait légèrement aussi. L’année prochaine devrait ainsi marquer un fort mouvement de convergence des différentes mesures d’inflation en zone euro (cf page 6) ainsi qu’une moindre dispersion des taux d’inflation entre pays membres, au risque près des problèmes d’approvisionnement en carburants en Allemagne qui, toutefois, devraient se cantonner au court terme.

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Postview Inflation Etats-Unis : l’inflation sous-jacente statique, aux biens industriels près

En ligne avec nos attentes, l’inflation totale aux Etats-Unis est remontée de 2,3 % en septembre à 2,5 % en glissement annuel en octobre, principalement sous les effets de base énergétiques. L’inflation sous-jacente a légèrement baissé, à 2,1 %, un poil en dessous de nos attentes du fait des arrondis, et semble totalement muette. L’analyse dans le détail indique toutefois quelques signes de tensions sur les biens industriels, à surveiller.

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Preview Inflation Etats-Unis : les effets de base font remonter l’inflation à 2,5 % en octobre

L’inflation américaine du mois d’octobre sera publiée demain, mercredi. Le chiffre sera particulièrement important après la publication des PPI en forte hausse et au-dessus des attentes vendredi dernier, à l’origine ce début de semaine d’un rallye du dollar américain. Nos estimations suggèrent une accélération de l’inflation totale à 2,5 % après 2,3 % en septembre ; en phase avec le consensus, revu à la hausse depuis la publication du PPI. Nous prévoyons, en revanche, une stabilité du taux d’inflation sous-jacente, à 2,2 %.


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Inflation & Stratégie: Les anticipations d’inflation décrochent

Dans un environnement marqué par une baisse des marchés actions et la multiplication de chiffres d’activité en deçà des attentes, les anticipations d’inflation décrochent. Pour les Etats-Unis et la Zone Euro, les swaps d’inflation 5 ans dans 5 ans retrouvent des niveaux supports et leurs points bas de l’année. Étant donné la sensibilité des banquiers centraux à ces anticipations, il n’y a pas de doute que la poursuite de ce mouvement s’accompagnerait de changements dans la conduite actuelle des politiques monétaires. Aux Etats-Unis, cette baisse illustre la forte dépendance de la croissance et de l’inflation aux effets richesse. En Zone Euro, alors que l’amélioration cyclique de l’inflation reste modeste, c’est le ralentissement de la croissance qui en est le principal vecteur et qui perturbe fortement le message optimiste de la banque centrale.

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Inflation Zone Euro & France: Le début d’une amélioration durable ? Peu probable !

Selon l’estimation préliminaire, l’inflation en Zone Euro est remontée en septembre à 2,2 % en glissement annuel après 2,1 %, en ligne avec nos attentes mais au-dessus du consensus à 2,1 %. De même, l’inflation sous-jacente est remontée de 0,9 % à 1,1 %, là aussi conforme à nos anticipations et par rapport à un consensus à 1,0 %. Faut-il y voir le début d’une accélération des prix telle qu’annoncée par la BCE ? On en est encore loin selon nous !

Entre pays, l’inflation harmonisée en Allemagne réaccélère à 2,4 % en g.a. (après 2,2 %) et en Italie à 1,7 % (1,5 %) mais reste stable en France à 2,5 % (2,2 % sur l’indice national) et en Espagne à 2,3 %. En France, cette stabilité reflète un retournement des prix de l’alimentation et une atonie de l’inflation sous-jacente.

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Postview Inflation Royaume-Uni : La décélération s’accentue

L’inflation au Royaume-Uni en septembre a ralenti à 2.4% en g.a. après 2,7 % le mois précédent. Un chiffre en ligne avec nos attentes mais très en deçà de celles du consensus (2,6 %). La surprise à la baisse est venue de l’alimentation mais aussi de l’inflation sous-jacente qui reprend son mouvement de ralentissement après le rebond temporaire du mois d’août ; un résultat à même de tempérer les craintes de la Banque d’Angleterre sur les risques de hausses des pressions inflationnistes domestiques.

L’inflation RPI a aussi ralenti à 3.3% en g.a après 3,5 %, en deçà des attentes du consensus pour un chiffre stable.

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Postview Inflation américaine : La Fed peut prendre tout son temps

L’inflation aux Etats-Unis en septembre a poursuivi sa décélération à 2,3 % en g.a. après 2.7% en août et un point haut à 2,9 % en juillet. Dans le même temps, l’inflation sous-jacente est restée stable à 2.2% en g.a. Deux chiffres en deçà des attentes du consensus (respectivement à 2,4 % et 2,3 %) qui donnent des marges de manœuvre à la Fed pour, si elle le souhaite, temporiser sa politique monétaire et calmer la nervosité des marchés financiers.

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Inflation & Stratégie: Vers une plus grande dispersion de l’inflation

Si le récent rebond des prix du pétrole et les tensions sur les prix des produits frais freinent quelque peu la décélération escomptée de l’inflation dans le monde industrialisé, le mouvement de repli n’est probablement pas terminé, dans un contexte où les inflations sous-jacentes ne montrent, pour l’instant, aucun signe d’accélération. Derrière cette tendance, toutefois, la fin de l’été témoigne d’une dispersion accrue sur les rythmes de croissance des prix entre les grandes économies. Alors que les signes d’emballement de l’économie américaine se font plus présents et que la Fed révise à la hausse ses prévisions de croissance, celles de la Zone Euro où le Royaume-Uni sont révisées à la baisse. Cette dispersion économique ne s’est pas encore propagée aux anticipations d’inflation qui font toujours preuve d’une très grande stabilité. Une situation qui offre selon nous des opportunités.

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