Les marchés jouent la reflation avant l’heure

L’adoption de la réforme fiscale américaine et le regain de confiance sur les perspectives économiques mondiales ont donné de l’élan au scénario de reflation sur les marchés financiers. Ce changement de perception s’est traduit par une forte remontée des cours du pétrole, des anticipations d’inflation et du niveau des taux d’intérêt, le tout dans un contexte de solide progression des indices boursiers. Lire la suite…

Alors, les taux bas, c’est bientôt fini, vraiment ?

Les tendances s’accélèrent sur les marchés financiers ces derniers jours. Après avoir quelque peu hésité en tout début d’année, les investisseurs ont fini par se rendre à ce qui leur paraît de plus en plus évident : la reflation serait au coin de la rue. Croissance généralisée, envolée des cours du pétrole, premiers effets positifs de la réforme de D. Trump avec les promesses de rapatriement des bénéfices étrangers des géants américains, investissements et emplois à la clé… Difficile de ne pas voir dans cette configuration de quoi mettre un terme à la période de déflation larvée de ces dernières années et à l’attente d’une normalisation de l’inflation qui a jalonné 2017 de ses premiers à ses derniers jours. Les seuls effets mécaniques de l’envolée des cours du pétrole pourraient bien changer la donne, en effet, à en juger par la sensibilité de l’inflation aux évolutions de ce dernier. À supposer que les prix du baril se stabilisent à 70 $ d’ici à l’été, l’inflation pourrait gagner plus d’un demi-point dans le monde industrialisé ; elle se redresserait ainsi bien au-delà de l’objectif de 2 % qu’elle n’a que très brièvement connu en février 2017.

Dès lors, quelles pourraient être les raisons susceptibles d’empêcher une remontée sensible des taux d’intérêt ? De fait, la tentation est grande de voir 2018 sous un jour nouveau. Comment l’environnement de taux risque-t-il d’évoluer ?

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Cours du pétrole, le loup ?

Alimentée par le reflux accéléré des stocks américains depuis la fin de l’été et l’amélioration des perspectives de croissance de la demande, la hausse des prix s’est en effet singulièrement accélérée ces dernières semaines. De 55 $/baril à la mi-septembre, le cours du Brent de Mer du nord est remonté à plus de 69 $ aujourd’hui, soit une progression de 25 %. À ce rythme-là, l’environnement pétrolier pourrait bougrement changer la donne économique et financière pour 2018. Lire la suite…

Janet Yellen, fidèle à elle-même, passe les rênes à Jay Powell dans la plus grande confusion

La FED, comme très largement anticipé, a relevé le niveau de ses taux directeurs d’un quart de point pour la troisième fois cette année, à 1.50 %.

Plus important :

  • elle révise ses prévisions de croissance en hausse sensible, à 2.5 % pour 2018, contre 2,1% prévu en septembre,
  • abaisse sa prévision de taux de chômage à 3.9 % pour 2018 et 2019,
  • mais ne change rien à sa prévision d’inflation, que ce soit pour l’inflation totale ou sous-jacente (toutes deux attendues à 1,9 % l’an prochain puis 2 % en 2019 et 2020, comme en septembre).

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Plus indigeste que prévu, la hausse de l’euro plombe l’inflation en zone euro

Intervenue dans un contexte de reprise de l’activité et de net regain de confiance sur les perspectives de croissance, la hausse de l’euro enregistrée depuis le début de l’année n’a pas été considérée comme un élément particulièrement préoccupant par les économistes jusqu’alors. Inférieur à 1,20 USD depuis le milieu de l’été, le cours de la monnaie unique est, en effet, très inférieur à ce qu’il a pu être dans le passé à l’égard de la devise américaine, en même temps que plus conforme à sa parité de pouvoir d’achat. Les données de ces derniers temps illustrent, pourtant, un effet assurément marqué de l’appréciation de la devise européenne sur les marges des entreprises et les prix à l’importation, avec pour résultat un reflux du taux d’inflation sous-jacente en zone euro assez contrariant à ce stade du cycle de reprise. De quoi, mieux comprendre, peut-être, les déceptions boursières de ces derniers mois.

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La croissance décolle en Allemagne, l’Euro suit. M. Draghi a bien fait de fixer le cap !

À 0.8 % au troisième trimestre, la croissance du PIB allemand excède largement ce que laissaient envisager les indicateurs mensuels à disposition (0,6 % selon le consensus). La production industrielle a, en effet, progressé moitié moins rapidement au troisième trimestre qu’au deuxième (0,9 % après 1,9 %) tandis que les ventes au détail ont plutôt perdu de leur vigueur par rapport au printemps. Selon le communiqué officiel, c’est du côté extérieur que proviennent les bonnes surprises, l’apport représenté par les exportations ayant sans doute été consolidé par des importations moins dynamiques au cours de la période.

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Et si la courbe de Phillips n’était pas le sujet ?

Le faible niveau d’inflation concentre l’attention des banquiers centraux dont les modèles sont mis à mal par l’anomalie apparente d’une absence d’inflation cyclique. La fonction de réaction des politiques monétaires étant essentiellement assise sur celle du degré de sollicitation des ressources productives, au premier rang desquelles les ressources en emploi, on comprend que les dysfonctionnements de la courbe de Phillips créent un profond embarras. Une approche différente, qui considèrerait non pas la réserve d’emploi mais la dynamique du marché du travail, suggère une réponse à l’anomalie constatée mais ne promet guère d’accélération imminente des salaires.

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Inflation, les européens sur le qui-vive. La FED viendra-t-elle calmer le jeu ?

Impatientes de reprendre la voie d’une normalisation de leurs politiques monétaires, les banques centrales vont-elles sauter sur l’occasion de résultats d’inflation un brin mieux orientés en août ? La tentation est palpable. Mark Carney, le Président de la Banque d’Angleterre, se dit dans les starting blocks tandis que de Jens Weidmann, président de la Bundesbank, plaide pour un arrêt du programme d’achats d’actifs de la BCE. La FED viendra-t-elle ajouter de l’huile sur le feu mercredi prochain, comme le suggèrent les anticipations des marchés ou, au contraire, calmer le jeu ? La deuxième option reste, à nos yeux, la plus probable.

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