Zoom arrière Mars 2018 – Rien ne va plus !

Mars a, décidément, été chahuté. En termes économiques tout d’abord, les indicateurs ayant pour la plupart déçu, soulignant une conjoncture mondiale moins porteuse qu’envisagé pour ce début d’année, durant lequel la reprise semble déjà plafonner. Sur le front de l’inflation, également, où la normalisation attendue tarde à se concrétiser, malgré une croissance revigorée depuis l’été dernier, une reprise généralisée du marché de l’emploi et la remontée des cours du pétrole. Les déconvenues de Facebook et de Tesla ont, quant à elles, semé le doute sur l’ensemble du secteur technologique, quand, sur le plan politique et géopolitique, se sont multipliés les sujets de crispations et d’inquiétudes :

– élections italiennes, dont on voit mal quel type de coalition gouvernementale pourrait en ressortir ;

– Proche-Orient, où l’échiquier stratégique évolue dans un climat de tensions croissantes entre l’Iran, la Syrie et Israël, Etats-Unis et Russie en arrière-plan ;

– protectionnisme de l’administration américaine agitant le spectre d’une guerre commerciale avec la Chine, dont nul ne peut prédire les développements ni les conséquences qui peuvent s’ensuivre.

La volatilité des marchés financiers n’a, au total, guère trouvé de place à l’apaisement, quand la communication de la FED au terme du premier FOMC dirigé par J. Powell a levé plus de doutes que de certitudes sur l’orientation à venir de politique monétaire américaine. Après une récupération en début de mois, les indices boursiers ont, partout, été malmenés dans un contexte de repli des taux d’intérêt, de fébrilité du pétrole et du dollar.

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Zoom arrière Février 2018 – Une page se tourne sur les marchés financiers

La remontée des taux d’intérêt a fini par rattraper les indices actions, faisant du mois de février le plus mauvais depuis janvier 2016 avec un repli du MSCI monde de 4,3 % consécutif à la baisse généralisée des marchés obligataires en début de mois et à une envolée de la volatilité. Après une première jambe de repli en début de mois, la confiance n’est pas parvenue à reprendre le dessus et, malgré une tentative de récupération, février s’est terminé dans un contexte de fébrilité renouvelé des marchés. Au-delà des craintes de remontée trop rapide de l’inflation et des taux d’intérêt, l’annonce par le Président américain de sa volonté d’appliquer de fortes hausses des droits de douanes sur les importations américaines d’acier a lourdement sanctionné les valeurs concernées et ravivé les inquiétudes de guerre commerciale.

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Zoom arrière Janvier 2018 – De l’euphorie à la menace d’un krach obligataire

L’année 2018 s’est ouverte dans un climat d’euphorie des marchés financiers sur fond de regain de confiance sur les perspectives mondiales et de remise en question de l’environnement de bas taux d’intérêt. Les annonces à sensation des grandes entreprises américaines, à coup de promesses d’investissements et d’emplois dans la foulée du rapatriement des bénéfices incité par la réforme fiscale, ont créé l’engouement des économistes et investisseurs. Simultanément, la réduction des stocks de pétrole a continué à doper les cours de l’or noir, ces derniers franchissant la barre des 70 $ mi-janvier, une hausse de plus de 11 % en un mois, qui entraîna dans son sillage une remontée généralisée des anticipations d’inflation, par ailleurs, encouragée par des données économiques mondiales toujours très favorables.

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L’avancée des négociations entre Mme Merkel et le SPD ouvre la brèche d’une envolée de l’euro

Trois mois et demi après les élections législatives du 24 septembre remportées par la CSU, les difficultés de Mme Merkel pour former une coalition menaçaient d’aboutir à la formation d’un gouvernement sans majorité ou à la tenue de nouvelles élections, desquelles elle serait vraisemblablement sortie plus affaiblie encore. La perspective promettait, au mieux, une paralysie, susceptible de tourner à la crise politique à tout moment au cours des quatre prochaines années de la présente mandature. L’Allemagne, ingouvernable, l’ensemble du projet européen se voyait privé de perspectives ; les attentes de consolidation de la zone euro laissées pour compte et les espoirs d’aboutir à une UE renforcée capables d’affronter les enjeux régionaux et internationaux en présence, anéantis.

Pour toutes ces raisons, l’accord signé vendredi dernier entre Mme Merkel et le SPD, en vue d’une nouvelle coalition gouvernementale, constitue une avancée majeure, quand bien même soumis à l’approbation du SPD au sujet duquel sa base se prononcera le 21 janvier. En dépit des risques réels que les militants socio-démocrates, échaudés par l’affaiblissement de leur parti au terme des quatre années de coalition passée, aillent à l’encontre de la volonté de leur chef, Martin Schulz, les marchés ont salué l’accord passé dès son annonce, propulsant l’euro au-dessus de ses résistances, à 1,22USD vendredi en fin de journée.

A ces niveaux-là, le risque de voir la devise européenne gagner encore du terrain est significatif, en particulier dans le contexte présent de défiance croissante des investisseurs à l’égard du dollar américain. À court terme, la probabilité que l’euro teste les 1,23USD, est élevée ; une validation par le SPD dimanche prochain du principe de nouvelle coalition semblant clairement en mesure de propulser la monnaie européenne au-delà de cette limite.

Au cours des douze derniers mois, l’euro s’est apprécié de plus de 14 % contre le dollar, sa plus forte hausse depuis 2010. Malgré son effet dépressif sur les prix, ce mouvement a été sans grande conséquence sur les résultats conjoncturels de la zone euro dans un contexte de reprise. La partie pourrait être plus difficile avec un taux de change dorénavant supérieur à sa moyenne de long terme, de 1,20 USD, à en juger par les pressions observées sur les marges à l’exportation des entreprises européennes.

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Zoom Arrière Novembre 2017 – PMI contre courbe des taux

Les informations économiques sont restées d’un très bon cru en novembre. Aux États-Unis, les rebonds successifs de la production industrielle, des mises en chantier et ventes de logements, ainsi que les premiers retours sur la consommation durant les fêtes de Thanksgiving préfigurent une croissance robuste au quatrième trimestre, estimée à 3,5 % selon la Fed d’Atlanta. En Europe, les indicateurs du climat des affaires ont encore gagné en fermeté et permis de remiser au second plan les déceptions en provenance des consommateurs et de l’inflation.

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Perspectives 2018 – Bienvenu en Annapurna

Alors qu’approche la période de bouclage du scénario 2018, une question plus que toute autre hante le prévisionniste : celle de l’importance à donner aux menaces que font peser les valorisations en  place sur les perspectives macro-économiques et financières internationales.

Après avoir gravi des records, les indices boursiers peuvent-ils se hisser vers de nouveaux sommets ?

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Zoom Arrière Octobre 2017 – L’euro finit par flancher

Octobre s’est terminé sur une note d’optimisme économique et financier que ni le croche-pied des 30 ans du krach de 1987, le 19 octobre, ni la déclaration d’indépendance de la Catalogne ne sont parvenus à sérieusement perturber. Si l’entrée de John B. Taylor dans la course à la tête de la FED a un temps crispé les marchés de taux, le positionnement privilégié de Jérôme Powell a contré les tensions montantes sur les taux longs, quand le prolongement du programme d’achat d’actifs de la BCE au rythme de 30 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre 2018 a tempéré les inquiétudes relatives au risque d’un resserrement trop rapide des conditions de liquidités internationales.

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BMG octobre 2017 – Du mieux, enfin, du côté des consommateurs

Notre indicateur d’activité se redresse en octobre, à +0,3 points, après deux mois de stagnation. Le net rebond de l’indice de consommation, repassé en territoire positif aux Etats-Unis, en zone euro et au Japon, explique cette amélioration tandis que les tendances de l’investissement restent très solides, sauf en Chine. Les exportations sont disparates, globalement en léger retrait. Notre indicateur d’inflation continue de progresser, soutenu par la remontée des prix des producteurs.

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