L’envolée de l’euro, une menace que la BCE ne peut ignorer.

En conditionnant son action future aux résultats à venir de l’économie américaine et de l’inflation, la FED a propulsé dans la foulée du FOMC des 25 et 26 juillet le cours du dollar vers de nouveaux plus bas depuis plus d’un an et, de facto, le cours de l’euro au-delà de 1,17USD. Signe le plus évident de la défiance croissante à l’égard de l’économie américaine et du regain de confiance dont bénéficie la zone euro depuis le début de l’été, l’appréciation de la monnaie unique à l’égard d’un panier de 38 devises dépasse 6,5 % depuis le premier tour des élections présidentielles françaises et 12,5 % à l’égard du seul dollar américain depuis la fin de l’année dernière. Le mouvement est-il supportable par les économies encore convalescentes de la zone euro ?

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