Qui a dit locomotive allemande ?

Au cours des quatre derniers trimestres, la croissance allemande se maintient à 1,8 %, niveau autour duquel elle évolue depuis la fin de l’année 2013 et dont on peine à imaginer qu’il puisse être significativement dépassé sans un retour en force de l’activité manufacturière, c’est-à-dire des exportations. Tel n’est cependant pas ce que suggère la dernière enquête ZEW du climat des affaires publiée ce matin selon laquelle les perspectives des principaux secteurs exportateurs n’évoluent guère, s’inscrivant même en léger retrait en février.

Malgré le rebond de la croissance en fin d’année dernière, l’économie allemande ne semble guère en mesure de retrouver son rôle de locomotive. Pas sûr, même qu’elle parvienne à maintenir la cadence de ces derniers mois à en juger par le tassement des mêmes indicateurs domestiques de l’enquête ZEW.

Malgré les perspectives plutôt encourageantes de la Commission européenne pour 2017 et 2018, la croissance en zone euro aura vraisemblablement du mal à s’élever bien au-dessus des résultats de 2016 (1,7 % en moyenne après 2,3 % en 2015) sans une économie allemande plus forte et sans politiques définitivement plus volontaristes de soutien à l’activité.