BMG janvier 2018 – Reflation, toute

Notre indicateur d’activité est stable, à 0,1 en janvier, retenu par un léger tassement sur le front de la consommation. L’investissement reste dynamique et les exportations toujours positives malgré des tendances disparates selon les régions. Notre indicateur d’inflation progresse davantage en territoire positif, à +1 après 0,5 en décembre.

Environnement de marchés

L’année 2018 s’est ouverte dans un climat d’euphorie des marchés boursiers portés par des résultats économiques encourageants et une remontée généralisée des anticipations d’inflation.

Marchés boursiers

En janvier, l’indice MSCI mondial en dollars a progressé de 5 % (3,5 % en monnaies locales), sa plus forte hausse mensuelle depuis mars 2016.

Dopés par le soutien escompté de la réforme fiscale de D. Trump, les indices américains ont largement devancé ceux des autres pays développés. Le regain de confiance a néanmoins permis aux indices de la zone euro de se ressaisir, malgré une relative frilosité du DAX, resté en retrait. L’indice Footsie en net repli fait figure d’exception, sanctionné par la remontée du cours de la livre et les incertitudes relatives au Brexit.

Les indices émergents ont commencé l’année en trombe, simultanément soutenus par la hausse des cours des matières premières et le repli du dollar, Afrique du Sud et Inde exceptées.

Marchés obligataires

Dans un contexte de remontée généralisée des anticipations l’inflation, l’accélération à la hausse des taux futurs a largement sanctionné les marchés obligataires qui ont enregistré leur plus mauvaise performance depuis novembre 2016 (lendemain de l’élection de D. Trump). Le mouvement a, cependant, profité aux marchés à plus hauts rendements, du sud de l’Europe et des pays émergents.

Matières premières et taux de changes

La hausse des cours du pétrole s’est poursuivie en janvier, les cours du Brent franchissant les 70$/ baril qu’ils n’avaient pas revus depuis décembre 2014. Dans leur sillage, la plupart des métaux industriels ont suivi le mouvement haussier, or y compris.

Sur les marchés des changes, l’accélération à la baisse du dollar a été le fait marquant, l’indice ICE synthétique de la devise américaine perdant 3,3 % en janvier à la suite d’un affaissement généralisé, contre la plupart des devises du monde développé, mais également le yuan chinois.

Secteurs européens : reflation cyclique

Après une période de tergiversation en tout début d’année, les cycliques se sont attribuées la place qui leur revenait dans un environnement de très net regain de confiance et de hausse des taux et terminent le mois avec une surperformance de 4,4 % sur les défensives, bancaires en peloton de tête, suivies par l’automobile, les industrielles et les ressources de base.

Sanctionnés par la remontée des taux d’intérêt, les secteurs les plus endettés n’ont guère profité du regain d’optimisme de janvier, utilities et immobilier ressortent ainsi en net repli.

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