Il n’est pas trop tard pour réduire son exposition au risque… Mais pour quoi faire ?

Vous y comprenez quelque chose ? Nous, non, au-delà de quelques bribes qui, dans l’ensemble, n’inspirent guère confiance malgré le caractère particulièrement conciliant de bien de pans de marché. Dans de pareils cas, mieux vaut réduire la voilure et son exposition au risque. Mais pour quoi faire, dans un environnement d’une rare complexité face auquel les opportunités d’investissement se raréfient ? Faut-il :

  • Racheter des obligations ou reconnues sans risque, alors que la FED et la BCE s’apprêtent semble-t-il, de concert, à durcir le ton la semaine prochaine et pourraient déclencher un changement drastique des anticipations de politiques monétaires si jamais elles n’y prenaient garde ? Ou, au contraire, les vendre, dans l’idée que les hausses de taux d’intérêt seront in fine incontournables ?

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C’est pas la fête chez les émergents. Cela est-il sans importance ?

Alors que le cycle de croissance se prolonge aux États-Unis, que les perspectives européennes ont le vent en poupe et que le Japon semble renaître de deux décennies perdues, la situation peine à suivre dans le monde émergent. Si la sortie de plusieurs années de récession au Brésil et en Russie autorise à l’ensemble de ces économies d’afficher, en moyenne, des rythmes de croissance plus élevés qu’au cours des deux dernières années, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Après quelques mois d’encouragements, l’amélioration des indicateurs avancés de l’activité semble déjà s’essouffler. Les exportateurs de produits manufacturés n’affichent que de maigres bénéfices de la reprise de la demande mondiale tandis que les exportateurs de matières premières restent pénalisés par la faible croissance des volumes exportés et des évolutions de prix encore très disparates.

Cette situation ne semble guère émouvoir les observateurs ni les marchés, partant généralement du postulat que l’amélioration des perspectives du monde développé finira forcément par porter ses fruits dans le reste du monde. C’est sans doute faire preuve d’un biais assurément optimiste, à en juger par l’état des lieux que les tendances en place conduisent à dresser. Gare à ce que les déceptions en provenance du monde en développement ne finissent, au contraire, par l’emporter sur la conjoncture mondiale.

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