Minutes du FOMC : Inflation ? Peut-être, mais pas sûr. Mieux vaut attendre de voir

Conformes au communiqué publié immédiatement après le FOMC des 1er et 2 mai, les minutes de ce dernier ne suggèrent aucune volonté de modifier le rythme prévu de remontée des taux directeurs.

Alors que l’appréciation de la FED sur la situation économique reste satisfaisante, bien que prenant acte du ralentissement de la consommation du début d’année, trois points de ce compte-rendu détaillé sont particulièrement marquants :

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Au Japon, le PIB se replie de 0,2 % au premier trimestre après une progression de seulement 0,1 % en fin d’année dernière

L’économie japonaise a été parmi les plus impactées par le ralentissement de la conjoncture mondiale du début d’année, subissant simultanément les conséquences négatives de la hausse du yen et du tassement de la demande internationale et le contrecoup négatif de la hausse des prix alimentaires sur le plan domestique.

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Les marchés saluent les succès diplomatiques de D. Trump ! À moins que ce ne soit le rétropédalage des banquiers centraux…

C’est sans doute le propre d’un environnement dans lequel continuent à abonder les liquidités, les marchés sont résilients !

En dépit des déceptions économiques, mondiales, des menaces sur les perspectives de croissance provoquées par l’envolée des cours du pétrole et de la montée des risques géopolitiques sur la scène internationale, les marchés d’actions mondiaux ont repris des couleurs depuis le début du mois, avec, au cours des huit derniers jours, une progression de 3,5 % du S&P 500 américain, de 2,4 % pour l’indice MSCI monde et une poursuite sur leur lancée du CAC et du Footsie. Le contexte voudrait que l’on observe ce mouvement avec la plus grande circonspection mais le bon sens n’est pas toujours le meilleur conseiller en matière boursière, notamment en régime de QE.
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La facture pétrolière mondiale franchit sa moyenne de long terme avec le retrait des Etats-Unis de l’accord iranien…

L’annonce d’un retrait effectif des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien constitue une rupture sur la scène géopolitique internationale aux conséquences assez largement incertaines à plus ou moins long terme. Sur le plan économique, toutefois, la remontée des cours du pétrole est déjà une réalité dont les conséquences ne devraient pas tarder à être observées.

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L’inflation core chute à 0,7 % en zone euro en avril, une déception que la BCE ne pourra pas ignorer le 14 juin

A 0,7% l’an en avril, l’inflation sous-jacente en zone euro est compatible avec un risque élevé de déflation selon les dires de M. Draghi il y a quelques temps. Difficile, dès lors, d’imaginer que la BCE soit en mesure d’annoncer la fin de ses opérations d’achats d’actifs ou un quelconque « tapering » de son QE au terme de son prochain Comité de politique monétaire, du 14 juin.

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Après l’inflation et les ventes au détail, le PIB britannique porte sans doute un coup fatal aux perspectives de hausse des taux de la Banque d’Angleterre

Au premier trimestre, la croissance du PIB réel britannique n’a pas dépassé 0,1%, soit nettement moins que les 0,3 attendus, après une progression de 0,4% au quatrième trimestre 2017.

Malgré deux trimestres revigorés, l’économie britannique n’a pas progressé de plus de 1,2% au cours de l’année écoulée, sa plus faible performance depuis 2012.

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La hausse des prix du pétrole peut-elle re-pentifier les courbes de taux et servir les bancaires ?

Dans un schéma idéal, la hausse des prix du pétrole, conséquence de l’amélioration de la conjoncture mondiale, permettrait aux anticipations d’inflation et, dans leur sillage, aux taux d’intérêt à long terme de se redresser. La courbe des taux pourrait dès lors se repentifier, ou tout au moins se translater à la hausse, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, permettrait de sauver les valeurs bancaires de leur piètre performance de ces dernières semaines. Malgré l’effet pénalisant de la hausse des taux sur un certain nombre de secteurs sensibles, cette bouffée d’oxygène du secteur bancaire permettrait de restaurer un peu d’appétit pour le risque qui, ces derniers temps, avait du plomb dans l’aile…

Dans un schéma plus réaliste, en l’occurrence celui d’un cycle déjà bien avancé, de tels enchainements auraient, toutefois, peu de chances de perdurer, pas sûr d’ailleurs qu’ils aient même le temps de prendre corps en dépit des tentatives observées ces derniers jours.

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La Banque d’Angleterre a un deuxième problème : la consommation bât de l’aile…

En mars, les ventes de détail se sont contractées de 1,2 % au Royaume-Uni, une baisse largement supérieure aux attentes, principalement due à la chute de plus de 7 % des dépenses en essence. Hors ces dernières, le volume d’achats s’est néanmoins replié de 0,5 %, annulant la progression de février, de sorte qu’avec une hausse de moins de 0,1 % en janvier, les ventes de détail hors essence ont littéralement stagné au premier trimestre.

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