Le ralentissement « temporaire » prend racine en Allemagne… La France suit. La tâche se complique pour la BCE

Après la nouvelle chute des commandes à l’industrie publiée hier, la quatrième mensuelle, les données de production de ce matin sont, sans surprise, mauvaises, dressant une image des tendances de l’activité assez difficilement réconciliable avec les prévisions de consensus et les commentaires récents des responsables de politique monétaire, en particulier son économiste en chef Peter Praet.

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Pays émergents : du statut doré d’il y a peu à celui de « junk », ou, le spectre d’une réplique de la crise des subprimes

À en juger par la déferlante d’analyses subitement anxiogènes de ces derniers jours, le diagnostic semble faire l’unanimité : les marchés émergents sont en crise et ce n’est pas fini. Alors que nombreux investisseurs vantaient encore début avril l’attractivité des placements dans des « pays dotés d’une croissance économique et de taux d’intérêt structurellement plus élevés que les économies développées », l’escalade à la hausse des taux d’intérêt américains et du dollar s’est transformée en quelques semaines en une crise de défiance à laquelle n’échappe, de près ou de loin, aucune des nations émergentes aujourd’hui.
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Au Japon, le PIB se replie de 0,2 % au premier trimestre après une progression de seulement 0,1 % en fin d’année dernière

L’économie japonaise a été parmi les plus impactées par le ralentissement de la conjoncture mondiale du début d’année, subissant simultanément les conséquences négatives de la hausse du yen et du tassement de la demande internationale et le contrecoup négatif de la hausse des prix alimentaires sur le plan domestique.

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À 0,25 %, la croissance rabougrie du PIB français du premier trimestre remet en jeu les perspectives 2018

Ce n’est une surprise pour personne, la croissance du premier trimestre a décroché. Si l’arrondi sauve l’honneur, avec une première estimation à 0,3 %, c’est de justesse ; une bien maigre consolation toutefois à en juger par les détails de cette première publication qui, malgré le tassement de la demande domestique, n’offre même pas le réconfort d’une contribution positive des échanges extérieurs.

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La production manufacturière se replie de 2 % en zone euro

Sans surprise compte-tenu de ce que l’on savait déjà des résultats français et allemands, l’activité industrielle s’est de nouveau nettement contractée en février avec un repli de 0,8 % pour l’ensemble de la production hors construction, le troisième consécutif. Les conditions climatiques ayant dopé la production d’énergie, les résultats pour le seul secteur manufacturier sont plus mauvais encore, en baisse de 2 % en février.

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L’inflation aux abonnés absents. Jay Powell risque-t-il de mettre le feu aux poudres ?

L’inflation, c’était sûr, ferait son retour. Non seulement l’activité économique s’améliorait rapidement sur fond de remontée des cours du pétrole mais la politique de Donald Trump, à coup de vaste réforme de la fiscalité et de protectionnisme, ne tarderait pas à attiser les effets inflationnistes de la chute du dollar. De trois hausses de taux directeurs prévues par la FED jusqu’alors, les marchés n’hésitaient pas à envisager un, voire deux crans de plus. Fin février, la probabilité d’un relèvement des fed funds à 2,25 %-2,50 % d’ici la fin de l’année était de 25 % sur les marchés à terme américains ; les taux à 30 ans, qui avaient franchi un mois plus tôt le niveau de 3 %, s’élevaient à 3,20 % pour la première fois depuis l’été 2015 et la courbe des taux, en phase de repentification, redonnait de la latitude la FED. Moins de trois semaines plus tard, le paysage semble avoir bien changé et les perspectives qui prévalaient alors s’éloignent de plus en plus. Après avoir laissé entendre que le relèvement des taux directeurs de la FED pourrait se faire plus vite que prévu, Jay Powell va-t-il franchir le pas cette semaine et annoncer un changement du scénario de la FED ?

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Sale temps pour le scénario de reflation

Au scénario de reflation que les marchés continuent de plébisciter malgré l’avertissement de ce début de mois, les données du jour ont mis du plomb dans l’aile. Comme nous l’avions envisagé la semaine dernière (voir à ce sujet «Normalisation des PMI»), l’indice PMI du climat des affaires manufacturier chinois s’est fortement replié ce matin. Cette détérioration semble bel et bien résulter de l’inflexion du momentum manufacturier mondial que reflètent, tout à la fois, les données de production et de commerce depuis la fin de l’année dernière. À cela s’ajoutent, sans doute, les effets dépressifs de la forte appréciation de yuan jusqu’en début de mois.

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Normalisation des PMI

Faiblesse du dollar, tassement des ventes automobiles et mollesse des échanges mondiaux finissent par rattraper les PMI européens et japonais. Le dollar et l’activité pétrolière préservent le secteur aux Etats-Unis.

Après un second semestre particulièrement encourageant, les indicateurs PMI du climat des affaires se tassent depuis le début de l’année, marquant en février un repli significatif au Japon comme en France et en Allemagne. Lire la suite…