Croissance négative au Japon et en Allemagne au troisième trimestre, inchangée à 0,2 % en zone euro

Repli de la consommation et des exportations nettes ont été à l’origine d’une contraction du PIB réel au Japon comme en Allemagne de respectivement 0,3 % et 0,2 % en Allemagne au troisième trimestre, selon les données provisoires publiées ce matin. Après ces chiffres la croissance annuelle des deux économies retombe fortement ; à 1,1 % seulement en Allemagne, au lieu de 2 % au deuxième trimestre et à 0,4 % au Japon, après 1,4 %. Les comptes provisoires pour la zone euro ont été confirmés à 0,2 % pour la croissance trimestrielle et 1,7 % en glissement annuel, la région résistant légèrement mieux que l’Allemagne à ce stade, en partie du fait de résultats relativement solides en France (0,2 %/2,1 %).

Les détails ne sont pas encore fournis en Allemagne, pour laquelle seuls les commentaires de l’Office des statistiques offrent quelques indications, non chiffrées, du reste peu surprenantes compte-tenu des informations révélées au cours de la période. Au troisième trimestre l’économie allemande a été frappée par un double ralentissement de sa demande domestique et de son commerce extérieur, justifiant entre autres facteurs une contraction de 0,9 % de la production industrielle hors construction par rapport au deuxième trimestre.

Le schéma n’est pas très différent au Japon malgré le sursaut autorisé en fin de trimestre par le repli du yen dont on retrouva ponctuellement les effets positifs sur les commandes et la production en courant d’été.

Dans les deux cas, le ralentissement du commerce mondial a largement sanctionné ces deux géants à l’exportation, effet auquel il faut ajouter l’impact dépressif sur la consommation de l’envolée des prix de l’énergie.

À ce rythme de détérioration, les perspectives pour 2019 sont entachées d’une incertitude croissante que les dirigeants et responsables de politique monétaire ne pourront pas longtemps ignorer. Si la chute des cours du pétrole offre quelques espoirs de venir soutenir la croissance de la consommation au cours des prochains mois, le durcissement des conditions financières pourrait absorber une bonne partie de ces bénéfices s’il venait à perdurer.

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