Postview Inflation américaine : La Fed peut prendre tout son temps

L’inflation aux Etats-Unis en septembre a poursuivi sa décélération à 2,3 % en g.a. après 2.7% en août et un point haut à 2,9 % en juillet. Dans le même temps, l’inflation sous-jacente est restée stable à 2.2% en g.a. Deux chiffres en deçà des attentes du consensus (respectivement à 2,4 % et 2,3 %) qui donnent des marges de manœuvre à la Fed pour, si elle le souhaite, temporiser sa politique monétaire et calmer la nervosité des marchés financiers.

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Italie, périlleux bras de fer entre la BCE et les marchés

Un écart d’un point de PIB par rapport aux engagements ; soyons sérieux, rien ne justifie que les annonces du gouvernement italien provoquent un vent de panique sur les marchés et valeurs bancaires. À moins que les marchés ne profitent de cette occasion pour tester la BCE et peut-être, au-delà, l’équilibre des forces au niveau de la Commission européenne en ces temps troublés de veilles d’échéances cruciales concernant la future gouvernance européenne. À ce jeu-là, la partie pourrait se compliquer davantage avant de trouver la voie d’un compromis.
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Inflation & Stratégie: Vers une plus grande dispersion de l’inflation

Si le récent rebond des prix du pétrole et les tensions sur les prix des produits frais freinent quelque peu la décélération escomptée de l’inflation dans le monde industrialisé, le mouvement de repli n’est probablement pas terminé, dans un contexte où les inflations sous-jacentes ne montrent, pour l’instant, aucun signe d’accélération. Derrière cette tendance, toutefois, la fin de l’été témoigne d’une dispersion accrue sur les rythmes de croissance des prix entre les grandes économies. Alors que les signes d’emballement de l’économie américaine se font plus présents et que la Fed révise à la hausse ses prévisions de croissance, celles de la Zone Euro où le Royaume-Uni sont révisées à la baisse. Cette dispersion économique ne s’est pas encore propagée aux anticipations d’inflation qui font toujours preuve d’une très grande stabilité. Une situation qui offre selon nous des opportunités.

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Plus favorables les unes que les autres, les données américaines finissent par faire décaler les taux longs

Malgré une extrême résistance ces dernières semaines, les marchés obligataires ont fini par craquer dans le sillage de données économiques américaines particulièrement favorables, comparables à ce que les Etats-Unis avaient coutume de procurer avant la crise de 2008 mais dont ils nous avaient privés depuis.

De telles évolutions s’accommodent mal du maintien des taux d’intérêt à leurs bas niveaux présents

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FOMC – Donald Trump semble avoir déjà pris place au board de la FED !

Comme attendu, la FED a relevé d’un quart de point son taux directeur à 2,25 %. Jusque-là pas de scoop. Plus surprenants sont les changements apportés à son communiqué et à ses prévisions :

  • La FED a retiré de son communiqué l’appréciation selon laquelle la politique serait accommodante ; en d’autres termes, le niveau des taux directeurs serait proche de celui correspondant à la neutralité de la politique monétaire. La hausse des Fed Funds pourrait donc approcher son terme, sous réserve que l’inflation n’impose pas de passer en mode restrictif. On note à ce titre que ses prévisions de taux d’intérêt ne sont pas modifiées.

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BMG Septembre 2018 – Fragile stabilisation du momentum conjoncturel

Les mauvais résultats sur le front de l’investissement et des exportations en zone euro et en Chine maintiennent notre baromètre en territoire négatif en septembre, à -0,5 après -0,4 en août (révisé à la hausse). Le momentum conjoncturel se stabilise en revanche au Japon et se redresse aux Etats-Unis, sous l’effet notamment des exportations. En septembre, notre indicateur d’inflation se redresse, à 0,8 après 0,3 en août, sous le coup d’une montée généralisée.

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BCE 2019, l’année des grands changements

La gestion de la politique monétaire de la BCE pourrait connaitre de profondes mutations l’année prochaine. Non seulement Mario Draghi laissera son poste à un nouveau président mais le mandat de nombreux membres du directoire arrivera également à terme. Le rapport de force entre « colombes » et « faucons » pourrait en être bouleversé. Par ailleurs, après quatre ans, la BCE mettra fin à sa politique d’assouplissement quantitatif en décembre. L’attention va donc se porter sur la suite, à savoir la possibilité ou non de voir les taux d’intérêt remonter et la gestion de la stratégie de réinvestissement des actifs de son bilan arrivant à maturité.

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Fed Preview – révision à la hausse des perspectives de croissance, quid de celles d’inflation et des taux ?

La FED annoncera demain soir un nouveau relèvement de ses taux directeurs d’un quart de point, à 2,25 % ; c’est acquis, largement anticipé et a priori peu discutable. C’est sur sa communication au sujet des développements récents et, surtout, sur les changements apportés à son scénario de croissance et d’inflation ainsi que ses projections de taux d’intérêt que se focaliseront les regards et les réactions probables des marchés. À quoi s’attendre ?

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