Inflation & Stratégie: Brutal changement de décor après la chute du pétrole

La chute des cours du pétrole bouleverse la donne inflationniste des prochains mois et in fine celle de l’ensemble de l’année 2019. Ces changements devraient avoir d’importantes répercussions sur l’environnement économique et sur la perception des banques centrales quant à l’évolution du contexte de prix. Aux Etats-Unis, l’inflation totale refluerait vers de 1,5 % dès le premier trimestre 2019, un mouvement qui ne sera, a priori, pas suivi par l’inflation sous-jacente à ce stade du cycle, attendue en légère hausse (voir page 4). En zone euro, l’inflation totale devrait revenir vers 1 %. Au contraire du cas américain, l’inflation sous-jacente aura du mal à résister à la diffusion des effets dépressifs en provenance de l’énergie et refluerait légèrement aussi. L’année prochaine devrait ainsi marquer un fort mouvement de convergence des différentes mesures d’inflation en zone euro (cf page 6) ainsi qu’une moindre dispersion des taux d’inflation entre pays membres, au risque près des problèmes d’approvisionnement en carburants en Allemagne qui, toutefois, devraient se cantonner au court terme.

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France-Allemagne, la production industrielle dans un mouchoir de poche

Les données publiées ce matin sur la production industrielle du mois d’octobre en France et en Allemagne semblent, en première lecture, contrastées, avec un rebond de 1,2 % de l’indice français contre un repli de 0,5 %de l’allemand. On aurait tort d’en tirer des conclusions hâtives. Non seulement, les évolutions respectives de l’activité industrielle entre la France et l’Allemagne évoluent très peu ces cinq dernières années mais la bonne nouvelle du rebond français est largement nuancée par la chute du mois de septembre. L’ensemble suggère, au mieux, une très faible croissance pour le quatrième trimestre dans chacune de ces deux économies.


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ADP – quels enseignements préliminaires pour le rapport sur l’emploi de demain ?

Le rapport sur l’emploi mensuel de vendredi aux Etats-Unis sera suivi avec attention par les marchés financiers et les membres de la FED. De la lecture qui en sera faite dépendent en grande partie les marges de manœuvre que la FED pourrait consentir à employer dans le contexte actuel de montée des risques financiers. Un bon rapport sur l’emploi, potentiellement accompagné de tensions salariales un peu plus développées, réduirait l’espoir que la FED ajuste sa trajectoire monétaire à la baisse ; ce ne serait une bonne nouvelle ni pour les marchés d’actions, ni les marchés obligataires. Un rapport décevant pourrait se révéler plus favorable aux marchés obligataires mais risquerait, en contrepartie, d’accentuer l’aplatissement de la courbe des taux et de nuire aux indices boursiers. Ce même rapport, assorti d’une montée des tensions salariales, serait doublement sanctionnant, potentiellement plus périlleux que le premier scénario. La voie n’est assurément pas large et le risque de basculer d’un côté ou de l’autre est significatif dans le contexte en présence. Les données de l’ADP publiées aujourd’hui préfigurent plutôt le second de ces scénarii.


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Commandes allemandes : quelques éléments de réconfort malgré tout

Les commandes adressées à l’industrie allemande ont enregistré une légère progression de 0,3 % en volume en octobre, après une hausse révisée de 0,3 % à 0,1 % le mois précédent. L’ensemble n’est guère enthousiasmant. Avec six mois de baisse depuis le début de l’année, les commandes ressortent en chute de 3 % sur l’année écoulée ce qui augure d’un ralentissement accéléré de l’activité industrielle en tendance annuelle qui pourrait avoir pour corollaire une nouvelle contraction du PIB au dernier trimestre, après une baisse de 0,2 % déjà au troisième trimestre.

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Crise en France, quelques éléments de réflexion

Les gouvernements tombés sous le coup de mécontentements liés à la fiscalité ne se comptent plus, même M. Thatcher en avait fait les frais en son temps après avoir instauré une « poll taxe » en 1990. La crise que traverse la France ne peut être minimisée. Elle fragilise grandement le gouvernement et l’économie française et aura, sans aucun doute, des retentissements profonds en Europe.

Les raisons du mécontentement sont assez claires ; la faiblesse des gains de pouvoir d’achat depuis plusieurs années rend insupportable la hausse de l’inflation.

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BMG Novembre 2018 – Notre indicateur d’inflation retombe en territoire négatif pour la première fois depuis mars 2017

Notre baromètre se reprend légèrement en novembre mais après une forte révision à la baisse en octobre de sorte que sa moyenne trois mois rechute à -0,6 ce qui suggère une poursuite de la détérioration du contexte économique global. Sauf quelques rares mouvements significatifs, au Japon notamment, ses composantes évoluent peu. Le momentum de l’inflation continue, de son côté, à refluer et retombe en zone négative pour la première fois depuis mars 2017.

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L’inflation sous-jacente reflanche à 1 % en zone euro

Les estimations préliminaires de l’inflation en zone euro indiquent une baisse mensuelle de 0,2 % et un ralentissement à 2,0 % en glissement annuel, contre 2,2 % le mois précédent. De même, l’inflation sous-jacente retombe à 1 % en novembre, après une accélération temporaire à 1,1 % en octobre, dans le sillage d’un ralentissement de l’inflation des services, de 1,5 % à 1,3 %.

En France, l’inflation IPC rebaisse de trois dixièmes à 1,9 %, contre 2,2 % en octobre, du fait d’une décélération généralisée.

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Jérôme Powell tire plus vite que son ombre. Trop tôt ?

Signe que la panique a gagné du terrain ces derniers temps, le président de la FED nous annonce que les taux directeurs sont proches de la neutralité. Voilà qui a bien changé en quelques semaines ; en octobre son appréciation sur cette même neutralité n’était-elle pas que nous en étions bien loin ?

Manifestement, la chute des marchés de ces dernières semaines inquiète le président de la FED qui dit redouter, à juste titre, un emballement à la baisse en cas d’erreur d’appréciation. Le scénario est, en somme, conforme à nos attentes : la dernière hausse des fed funds sera celle de décembre et sera suivie d’une pause ; à ceci près que Jérôme Powell devance l’appel de quelques semaines, ce qui est loin d’être anodin.


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