Jérôme Powell tire plus vite que son ombre. Trop tôt ?

Signe que la panique a gagné du terrain ces derniers temps, le président de la FED nous annonce que les taux directeurs sont proches de la neutralité. Voilà qui a bien changé en quelques semaines ; en octobre son appréciation sur cette même neutralité n’était-elle pas que nous en étions bien loin ?

Manifestement, la chute des marchés de ces dernières semaines inquiète le président de la FED qui dit redouter, à juste titre, un emballement à la baisse en cas d’erreur d’appréciation. Le scénario est, en somme, conforme à nos attentes : la dernière hausse des fed funds sera celle de décembre et sera suivie d’une pause ; à ceci près que Jérôme Powell devance l’appel de quelques semaines, ce qui est loin d’être anodin.


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Le marché semble faire fausse route

Curieuse réaction des marchés à la publication du communiqué de la FED avec un rebond des taux futurs et du dollar, en même temps qu’une baisse des indices actions. Très semblable à celui du mois de septembre, ce communiqué semble avoir été perçu comme plus ‘hawkish’ que prévu. Le marché tablait-il sur un assouplissement du discours susceptible de remettre en cause la probabilité de remontée des taux du mois de décembre ? Si tel est le cas, le marché se fourvoie probablement.

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BCE preview – plus « dovish » mais sans plus

Depuis la réunion de septembre, les chiffres d’activité en Zone Euro sont ressortis plus faibles qu’attendu tandis que l’inflation sous-jacente ne montre toujours pas de signe d’amélioration. Ceci devrait forcer M. Draghi à adopter un ton plus prudent sans toutefois remettre profondément en cause la stratégie de la BCE. Son président optera sans doute pour repousser à décembre l’annonce d’éventuels ajustements, face à des différences de vues vraisemblablement persistantes au sein du conseil.

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FOMC – Donald Trump semble avoir déjà pris place au board de la FED !

Comme attendu, la FED a relevé d’un quart de point son taux directeur à 2,25 %. Jusque-là pas de scoop. Plus surprenants sont les changements apportés à son communiqué et à ses prévisions :

  • La FED a retiré de son communiqué l’appréciation selon laquelle la politique serait accommodante ; en d’autres termes, le niveau des taux directeurs serait proche de celui correspondant à la neutralité de la politique monétaire. La hausse des Fed Funds pourrait donc approcher son terme, sous réserve que l’inflation n’impose pas de passer en mode restrictif. On note à ce titre que ses prévisions de taux d’intérêt ne sont pas modifiées.

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BCE 2019, l’année des grands changements

La gestion de la politique monétaire de la BCE pourrait connaitre de profondes mutations l’année prochaine. Non seulement Mario Draghi laissera son poste à un nouveau président mais le mandat de nombreux membres du directoire arrivera également à terme. Le rapport de force entre « colombes » et « faucons » pourrait en être bouleversé. Par ailleurs, après quatre ans, la BCE mettra fin à sa politique d’assouplissement quantitatif en décembre. L’attention va donc se porter sur la suite, à savoir la possibilité ou non de voir les taux d’intérêt remonter et la gestion de la stratégie de réinvestissement des actifs de son bilan arrivant à maturité.

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Fed Preview – révision à la hausse des perspectives de croissance, quid de celles d’inflation et des taux ?

La FED annoncera demain soir un nouveau relèvement de ses taux directeurs d’un quart de point, à 2,25 % ; c’est acquis, largement anticipé et a priori peu discutable. C’est sur sa communication au sujet des développements récents et, surtout, sur les changements apportés à son scénario de croissance et d’inflation ainsi que ses projections de taux d’intérêt que se focaliseront les regards et les réactions probables des marchés. À quoi s’attendre ?

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Mario Draghi fait dans la langue de bois

Même si depuis juillet, la liste des risques sur la croissance s’est étoffée (protectionnisme, pays émergents, volatilité des marchés financiers), les chiffres d’activité sont ressortis en dessous des attentes et que les conditions financières se sont tendues, l’impact sur les prévisions macroéconomiques a été minime. La BCE veut continuer de croire que tout va bien et a donc laissé inchangé son calendrier sur la sortie de sa politique quantitative (fin d’année) et sur la gestion de ses taux intérêt (stables jusqu’à l’été 2019) quitte à se retrouver le dos au mur dans quelques mois. Lire la suite…