À la question, quelle hausse des taux d’intérêt les bourses mondiales peuvent elles supporter, les marchés ont répondu…

Il s’agissait de la question centrale posée à tout économiste et responsable de politique monétaire ces dernières semaines face à la multiplication des signes d’emballement de la croissance américaine et au diagnostic d’un incontournable changement de cap monétaire censé s’ensuivre : quel degré de remontée des taux d’intérêt les marchés boursiers pourraient-ils absorber après dix années sous perfusion d’hyper liquidités et de taux d’intérêt mondiaux historiquement bas ? La réponse semble avoir été donnée ces derniers jours et confirme ce que l’on pouvait soupçonner : la marge de hausse des taux d’intérêt acceptable par les bourses mondiales est… proche de zéro.
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Scénario trimestriel – D. Trump reflate l’économie américaine, pas le reste du monde

Principale conclusion de la mise à jour de notre scénario macro-économique et financier ce trimestre : dans la balance des risques relatifs à l’évolution des taux d’intérêt américains, les éléments haussiers l’emportent dorénavant clairement. Les raisons de ce changement ; l’économie américaine s’emballe sous le double jeu de l’impulsion donnée par les dépenses publiques et le retour des effets richesse. S’ils venaient à perdurer, ces développements signifieraient un changement de régime conjoncturel allant de pair avec une remontée significative des perspectives de croissance et de taux d’intérêt, en nette rupture avec le contexte de ces dernières années.


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Repli généralisé des taux à long terme, les banques trinquent

L’environnement macro-économique et financier international n’avait pas besoin des interférences des banques centrales de cette semaine pour être déjà d’une rare complexité. La confrontation d’orientations de politiques monétaires opposées de la FED et de la BCE a densifié un peu plus l’écheveau financier, multipliant les anomalies et incohérences apparentes ainsi que les incertitudes qui en découlent. Parmi celles-ci, deux interpellent plus que toutes autres :

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Il n’est pas trop tard pour réduire son exposition au risque… Mais pour quoi faire ?

Vous y comprenez quelque chose ? Nous, non, au-delà de quelques bribes qui, dans l’ensemble, n’inspirent guère confiance malgré le caractère particulièrement conciliant de bien de pans de marché. Dans de pareils cas, mieux vaut réduire la voilure et son exposition au risque. Mais pour quoi faire, dans un environnement d’une rare complexité face auquel les opportunités d’investissement se raréfient ? Faut-il :

  • Racheter des obligations ou reconnues sans risque, alors que la FED et la BCE s’apprêtent semble-t-il, de concert, à durcir le ton la semaine prochaine et pourraient déclencher un changement drastique des anticipations de politiques monétaires si jamais elles n’y prenaient garde ? Ou, au contraire, les vendre, dans l’idée que les hausses de taux d’intérêt seront in fine incontournables ?

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Pays émergents : du statut doré d’il y a peu à celui de « junk », ou, le spectre d’une réplique de la crise des subprimes

À en juger par la déferlante d’analyses subitement anxiogènes de ces derniers jours, le diagnostic semble faire l’unanimité : les marchés émergents sont en crise et ce n’est pas fini. Alors que nombreux investisseurs vantaient encore début avril l’attractivité des placements dans des « pays dotés d’une croissance économique et de taux d’intérêt structurellement plus élevés que les économies développées », l’escalade à la hausse des taux d’intérêt américains et du dollar s’est transformée en quelques semaines en une crise de défiance à laquelle n’échappe, de près ou de loin, aucune des nations émergentes aujourd’hui.
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Les marchés saluent les succès diplomatiques de D. Trump ! À moins que ce ne soit le rétropédalage des banquiers centraux…

C’est sans doute le propre d’un environnement dans lequel continuent à abonder les liquidités, les marchés sont résilients !

En dépit des déceptions économiques, mondiales, des menaces sur les perspectives de croissance provoquées par l’envolée des cours du pétrole et de la montée des risques géopolitiques sur la scène internationale, les marchés d’actions mondiaux ont repris des couleurs depuis le début du mois, avec, au cours des huit derniers jours, une progression de 3,5 % du S&P 500 américain, de 2,4 % pour l’indice MSCI monde et une poursuite sur leur lancée du CAC et du Footsie. Le contexte voudrait que l’on observe ce mouvement avec la plus grande circonspection mais le bon sens n’est pas toujours le meilleur conseiller en matière boursière, notamment en régime de QE.
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La hausse des prix du pétrole peut-elle re-pentifier les courbes de taux et servir les bancaires ?

Dans un schéma idéal, la hausse des prix du pétrole, conséquence de l’amélioration de la conjoncture mondiale, permettrait aux anticipations d’inflation et, dans leur sillage, aux taux d’intérêt à long terme de se redresser. La courbe des taux pourrait dès lors se repentifier, ou tout au moins se translater à la hausse, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, permettrait de sauver les valeurs bancaires de leur piètre performance de ces dernières semaines. Malgré l’effet pénalisant de la hausse des taux sur un certain nombre de secteurs sensibles, cette bouffée d’oxygène du secteur bancaire permettrait de restaurer un peu d’appétit pour le risque qui, ces derniers temps, avait du plomb dans l’aile…

Dans un schéma plus réaliste, en l’occurrence celui d’un cycle déjà bien avancé, de tels enchainements auraient, toutefois, peu de chances de perdurer, pas sûr d’ailleurs qu’ils aient même le temps de prendre corps en dépit des tentatives observées ces derniers jours.

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RCM avril 2018 – 8/10 : une bonne note pour notre stratégie de mars. Place à l’attentisme pour avril

Début mars, nous faisions part de nos doutes au regard du rebond des marchés après le stress de début février. Notre allocation, prudente, intégrait un retour de volatilité sur les marchés d’actions, en même temps qu’un repli des taux d’intérêt. Notre stratégie a globalement été efficace malgré une meilleure résistance que prévu des cours du pétrole et une surperformance toute relative des indices européens.
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