Le repli des taux d’intérêt, un répit probablement de courte durée pour les bourses

La détérioration des nouvelles sur le front de la conjoncture économique et l’absence de quelconques signes d’inflation ont fini par avoir raison des anticipations et par faire flancher les taux longs. Après avoir franchi le niveau de 3 % le 1er février et être monté jusqu’à 3,22 % trois semaines plus tard, le rendement des T-bonds américains à 30 ans est redescendu à moins de 2,98 % cette semaine. Alors que les inquiétudes relatives à une remontée plus rapide que prévu de l’inflation et des taux directeurs de la FED avaient provoqué un vif regain de volatilité sur les marchés mondiaux début février, l’accalmie de ces derniers jours a apporté un peu de soutien aux indices boursiers. Il est peu probable, toutefois, que les marchés s’accommodent longtemps du changement de perspectives qu’implique le retournement des marchés obligataires. Si, dans notre scénario, l’anticipation d’un repli des taux d’intérêt joue un rôle majeur pour temporiser la correction attendue des bourses mondiales, il semble difficile, cependant, d’en espérer davantage.

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Dow Jones, la magie des 20 000 points

Oubliés le protectionnisme, la FED, le dollar, les pays émergents. Avec le franchissement des 20 000 points par l’indice Dow Jones des valeurs industrielles américaines cette semaine, l’impact psychologique est quasi-certain et l’effet d’entrainement sur les bourses mondiales est presque garanti. Quelque que soit la réalité du monde sous la présidence du nouveau président américain, D. Trump, l’heure est à la confiance. Dès lors, au même titre que le dicton relatif à la FED, don’t fight it, sans doute convient-il d’admettre de ne pas aller à l’encontre du marché.
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